Pré-Avis : Dissidia Final Fantasy NT

Impressions mitigées après plusieurs parties sur cette réinvention de Dissidia.

D’un côté, c’est propre à très joli (malgré une DA souvent inélégante pour les interfaces et des personnages en plastique, mais indubitablement très travaillés) et le potentiel est sans conteste là (notamment en ce qui concerne le jeu en équipe pour lequel il est pensé, l’intérêt en jeu solo probablement tristement limité pour ceux qui aimeraient malgré tout renouer avec une approche plus classique).

De l’autre, l’action est confuse et les commandes peu intuitives, et chaque erreur un peu trop punitive. La stratégie, oui, mais il ne faut pas non plus oublier que la future base de joueurs sera surtout constituée de fans de la série à chouchouter avec un jeu avant tout accessible et amusant comme sait le proposer un Super Smash Bros. Aussi, si la pauvreté des coups ne pèse pas autant que je le craignais dans le cadre de parties courtes et bien planifiées avec son équipe (surtout avec des palettes évolutives comme celle de Bartz), difficile d’affirmer qu’il s’agit de traductions généreuses des personnages dans cet univers. Cela dit, la volonté d’élargir le nombre de combattants pour satisfaire un maximum de joueurs impose probablement ce choix de raison : limiter pour diversifier l’offre.

S’il est une bonne chose que ce Dissidia venu des bornes d’arcade s’émancipe de ses aînés pour proposer quelque chose de nouveau, encore faut-il atteindre le même degré d’excellence que nous sommes en droit d’attendre de ce genre de projet synthèse de la série et pas uniquement un jeu un peu fourre-tout, trop déséquilibré ou trop peu engageant que l’éditeur aurait étudié à l’économie, puis que la mémoire collective aura oublié une fois l’effervescence du lancement passée.

Affaire à suivre naturellement avec la version « définitive » pour jauger concrètement l’équilibrage du jeu et son gameplay plus minimaliste pour un système de jeu plus exigeant, ainsi que l’intérêt des joueurs pour faire vivre le multijoueur si essentiel à cette révision plutôt osée.

 

Avis Express : Le Festival des Assassins (FFXV)

Pourquoi se charger d’assassiner FFXV quand ses développeurs le font très bien tous seuls ?

Ce dernier contenu, plus chargé en sous-entendus promotionnels et donc doublement gratuit à dessein, offre au moins une perspective travaillée pour ce qui est de l’ambiance. La bonne retranscription de l’essence d’une partie d’Assassin’s Creed est évidente et en apparence de qualité, bien qu’il ne faille pas mélanger pastiche de qualité et parodie peu ragoûtante.

La notion de culture (et par là, de monde crédible) qui devait transpirer par tous les pores de Final Fantasy XV souffre à nouveau d’une justification historique interne sortie (bien prévisiblement sur ce coup) de nulle part, qui justifie ensuite une escale sortie de nulle part et donc une péripétie particulièrement douteuse dans le contexte théoriquement dramatique de l’épopée du prince du Lucis.

Nouvelle couche, encore plus annexe que le reste des contenus ajoutés jusqu’ici certes, et qui sous couvert de la gratuité et de l’extension de la durée de vie pour qui veut y consacrer innocemment du temps prétend pouvoir faire vivre l’héritage de la vision des développeurs. Et la vision, c’est bien ça le problème. Après une salve de correctifs et ajouts qui auraient été tolérés dans la mouture finale comme partie réfléchie de l’expérience principale, les contenus additionnels payants comme gratuits témoignent encore et toujours du manque de cohérence du projet.

On le sait à présent, FFXV ne se soucie guère de la cohérence de ses trames narratives et de son univers, mais le travestissement publicitaire élevé au rang de noble exercice est d’autant plus gênant alors que sévissent en parallèle des déclinaisons qui ne cherchent plus tant à raconter quelque chose mais seulement à « parler » à tous types de joueurs pourvu qu’on finisse par y laisser une piécette et une larmichette.

 

PS : Pourquoi perdre son temps à étudier minutieusement les qualités et défauts de la réalisation quand le fait même de savoir que ça existe et que ça demande autant de travail que pour l’un des insipides chapitres du jeu principal est une insulte ?

Bilan août 2017

L’objectif était de lancer cette plateforme encore brouillonne afin de centraliser mon activité et surtout mes images. Il y a encore du boulot pour rendre la chose plus agréable, mais c’est lancé au moins.

Je voulais aussi écrire deux ou trois broutilles et ainsi m’imposer d’achever au moins des petites choses pour stimuler l’aboutissement de plus gros projets.

Enfin, je ne souhaite pas trop me projeter mais je souhaiterais d’ici octobre lancer une routine de production et théoriquement prendre en charge quelques « commandes ». L’exercice n’est pas tellement amusant en soi, mais la contrainte est intéressante et peut inviter à travailler d’autres aspects que ceux que je ferais instinctivement.

DECO Lux Concordiae 2

Avis Express : Atomic Blonde

Une belle image et des chorégraphies intenses au service d’une histoire sans substance car/et mal racontée.

Des longueurs et des passages confus à mesure que la fin se dessine, malgré une violence graduellement distribuée et donc efficace lorsque le cerveau a officiellement le droit de se mettre en pause pour profiter d’un spectacle formidablement filmé.

Des personnages annexes sans grand fond, des dialogues peu palpitants et des enjeux bien peu crédibles en font un film déjà oublié malgré un potentiel certain et la belle performance de la glaciale Charlize Theron.

Atomic Blonde